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Ulysses Translations Comparison

I've been comparing the two French translations of James Joyce's Ulysses. The goal is to choose which one is worth reading. I'll add notes about the Dutch translation soon. Others may follow some day, Spanish being the most likely.

Sections on this page:

  1. The two French translations

The two French translations

Notes before looking at the text

Joyce reviewed the 1929 translation

Joyce studied French and French literature at university and had been living in Paris since 1920.

Suspicious timing of the 2004 translation

No one saw a necessity for a new translation in 1950, 1970, or 1990. Why was it necessary in 2004? Could it be because the copyright for Joyce's original English text is due to expire in 2012?

The Ulysses copyright is a monopoly controlled by James Joyce's estate (executor: Stephen Joyce). For as long as that monopoly exists, translations require asking permission from Joyce's estate, and paying royalties. When the copyright finally expires, everyone can make translations and can sell them for any price, or publish them for free on the Internet.

The 2004 translation may have been wholly or partly about getting a head start on the looming competition. If that's the motivation, then the focus would have been on making as many changes as possible, regardless of whether they're good or bad.

Why the second translation might be better

People have been studying Ulysses constantly since the 1929 translation. Maybe the 2004 translators knew about subtleties that the 1929 translators didn't spot. Joyce reviewed the 1929 translation, but French wasn't his first language, so his review isn't a guarantee of perfection.

Side-by-side comparisons

I chose 4 passages at random, one from near the beginning of each of the first four chapters ("episodes"). I don't think there's anything in these excerpts that would spoil the story if you haven't read it yet.

English 1929 translation 2004 translation
Episode 1, paragraph 12
    —Thanks, old chap, he cried briskly. That will do nicely. Switch off the current, will you?     —Merci, vieux frère, cria-t-il d'une voix gaie. Ça va. Coupez le courant s.v.p.     —Merci, mon vieux, s'écria-t-il avec entrain. Ça fera parfaitement l'affaire. Sois gentil, coupe le courant.
    He skipped off the gunrest and looked gravely at his watcher, gathering about his legs the loose folds of his gown. The plump shadowed face and sullen oval jowl recalled a prelate, patron of arts in the middle ages. A pleasant smile broke quietly over his lips.     Il quitta d'un bond la plate-forme de tir, et tout en rassemblant sur ses jambes les pans flottants de sa robe de chambre, fixa son observateur avec gravité. Face de clair-obscur, replète : galbe ovale, mâchoire amère, tout le portrait d'un prélat, protecteur des arts, au moyen âge. Un sourire pacifique anima ses lèvres.     Il sauta lestement de la banquette de tir et, grave, regarda celui qui l'observait, enveloppant ses jambes des plis épars de sa robe de chambre. Le visage joufflu et ombré, les bajoues ovales et maussades rappelaient un de ces prélats protecteurs des arts au moyen âge. Un sourire agréable s'esquissa sur ses lèvres.
    —The mockery of it, he said gaily. Your absurd name, an ancient Greek.     —Ironie des choses, fit-il, jovial. Ce nom absurde que vous avez; un Grec de l'antiquité.     —Quelle dérision, fit-il gaiement. Ton nom absurde, un Grec ancien.
    He pointed his finger in friendly jest and went over to the parapet, laughing to himself.     Et l'ayant menacé d'un doigt amical et facétieux, il marcha vers le parapet en riant tout seul.     Il braquait son index, amical et facétieux, et se dirigea ver le parapet, riant tout seul.
Episode 2, paragraph 11
    —I forget the place, sir. 279 B.C.     —J'ai oublié l'endroit, monsieur. 279 avant Jésus-Christ.     —J'ai oublié l'endroit, monsieur. 279 avant Jésus-Christ.
    —Asculum, Stephen said, glancing at the name and date in the gorescarred book.     —Asculum, dit Stephen, regardant nom et date dans le livre zébré de sang.     —Asculum, dit Stephen, regardant furtivement nom et date dans le livre balafré de sang.
    —Yes, sir. And he said: Another victory like that and we are done for.     —Oui, monsieur. Et il a dit : Encore une victoire comme celle-là et nous sommes perdus.     —Oui, monsieur. Et il a dit : Encore une victoire comme celle-là et nous sommes fichus.
    That phrase the world had remembered. A dull ease of the mind. From a hill above a corpsestrewn plain a general speaking to his officiers, leaned upon his spear. Any general to any officers. They lend ear.     Cette phrase, le monde se l'est rappelée. Vague satisfaction mentale. D'une colline dominant la plaine semée de cadavres, un général parle, appuyé sur sa lance, à ses officiers. N'importe quel général à n'importe quels officiers. Ils prêtent l'oreille.     Cette phrase le monde s'en était souvenu. Triste consolation de l'esprit. D'une colline dominant la plaine jonchée de cadavres un général parlant à ses officiers, appuyé sur sa lance. Un général lambda s'adressant à des officiers lambda. Ils prêtent l'oreille.
Episode 3, paragraph 11
    In a Greek watercloset he breathed his last: euthanasia. With beaded mitre and with crozier, stalled upon his throne, widower of a widowed see, with upstiffed omophorion, with clotted hinderparts.     Dans un water-closet grec il a rendu son dernier souffle : euthanasie. Avec la mitre aux cabochons et la crosse, installé sur son trône, veuf de sa chaire veuve, son omophorion roide retroussé, et le postérieur breneux.     Dans des latrines grecques, son dernier souffle : euthanasie. Coiffé d'une mitre à cabochons et crosse à la main, en panne sur le trône, veuf d'une chaire épiscopale veuve, son omophorion roidressé, l'arrière-train tout foireux.
    Airs romped around him, nipping and eager airs. They are coming, waves. The whitemaned seahorses, champing, brightwindbridled, the steeds of Mananaan.     Des souffles se poursuivent autour de lui, souffles pinçants, pressants. Elles viennent, les vagues, étalons marins aux blanches crinières, mâchant leurs mors sous les radieuses rênes des vents, coursiers de Mananaan.     Brises s'ébrouant joyeuses autour de lui, brises qui le pincent et le pressent. Elles arrivent les vagues. Hippocampes à la blanche crinière, mâchant le mors, bridés par un vent radieux, coursiers de Mananaan.
    I mustn't forget his letter for the press. And after? The Ship, half twelve. By the way go easy with that money like a good young imbecile. Yes, I must.     Il ne faut pas que j'oublie sa lettre aux journaux. Et après? Au Ship, midi et demi. A propos, allons-y doucement avec cet argent, comme un grand dadais bien sage. Oui, il le faut.     Faut pas que j'oublie sa lettre à la presse. Et après ? Le Ship, midi et demi. Au fait, vas-y tout doux avec cet argent en parfait petit crétin. Certes, faut bien.
    His pace slackened. Here. Am I going to Aunt Sara's or not? My consubstantial father's voice. Did you see anything of your artist brother Stephen lately? No? Sure he's not down in Strasburg terrace with his Aunt Sally? Couldn't he fly a bit higher than that, eh? And and and and tell us Stephen, how is Uncle Si? O weeping God, the things I married into.     Son pas se relantit. M'y voici. Irai-je ou non chez tante Sarah? Voix de mon père consubstantiel. Est-ce que tu as aperçu l'artiste ces temps-ci, ton frère Stephen? Non? Es-tu sûr qu'il n'est pas à Strasbourg Terrace avec sa tante Sally? Eh, eh, il a peut-être bien d'autres chats à fouetter! Et pi et pi et pi et pi dis-nous, Stephen, comment va l'oncle si? Larmoidieu! à quoi je suis donc uni!     Son pas relentit. Ici. J'y vais ou pas chez la tante Sarah ? La voix de mon père consubstantiel. Dis, t'as vu l'artiste, ton frère Stephen, ces jours-ci ? Non ? Sûr qu'il est pas fourré à Strasburg terrace avec sa tante Sally ? Pourrait pas viser un peu plus haut, hein ? Et pis et pis et pis et pis dis voir, Stephen, comment va l'oncle Si ? Oh, bon dieu, c'est à chialer, dans quoi je me suis collé en me mariant.
Episode 4, paragraph 10
    Mr Bloom watched curiously, kindly, the lithe black form. Clean to see: the gloss of her sleek hide, the white button under the butt of her tail, the green flashing eyes. He bent down to her, his hands on his knees.     M. Bloom observait, curieux et bonhomme, la souple silhouette noire. C'est si net : le lustre de son fourreau lisse, le bouton blanc sous la queue, le phosphore des prunelles vertes. Les mains aux genoux, il se pencha vers elle.     M. Bloom observait avec une curiosité bienveillante l'agile silhouette noire. Si propre à voir : l'éclat de son pelage lustré, le bouton blanc sous la naissance de la queue, les éclairs que lançaient les yeux verts. Il se pencha vers elle, les mains sur les genoux.
    —Milk for the pussens, he said.     —Du lait pour la minouche!     —Du lait pour la minette ! dit-il.
    —Mrkgnao! the cat cried.     —Mrkrgnaô!     —Mrkrgnao ! se plaignit la chatte.
    They call them stupid. They understand what we say better than we understand them. She understands all she wants to. Vindictive too. Wonder what I look like to her. Height of a tower? No, she can jump me.     On prétend qu'ils ne sont pas intelligents. Ils nous comprennent mieux que nous ne les comprenons. Elle comprend tout ce qui concerne ses besoins. Et la mémoire des offenses. Me demande comment je lui apparais. Haut comme une tour? Non, elle me saute sur le dos.     On dit qu'ils sont stupides. Ils comprennent ce que nous disons mieux que nous ne les comprenons. Elle comprend tout ce qu'elle veut. Et rancunière avec ça. Me demande de quoi j'ai l'air pour elle. Aussi haut qu'une tour ? Non, elle peut sauter plus haut que ma tête.
    —Afraid of the chickens she is, he said mockingly. Afraid of the chookchooks. I never saw such a stupid pussens as the pussens.     —A peur des poulets, dit-il moqueur. A peur des pou-poussins. Jamais vu une minouche aussi sotte que cette minouche-là!     —A peur des poulets, dit-il d'un ton moqueur. A peur des pillots-pillots. Je n'ai jamais vu une minette aussi stupide que cette minette.
    Cruel. Her nature. Curious mice never squeal. Seem to like it.     Cruelle. C'est dans sa nature. Drôle que les souris ne gémissent pas. Ont l'air d'aimer ça.     Cruelle. Sa nature. Curieux que les souris ne couinent jamais. Semblent aimer ça.
    —Mrkrgnao! the cat said loudly.     —Mrkrgnaô! fit la chatte plus fort.     —Mrkrgnao ! fit la chatte d'une voix forte.
    She blinked up out of her avid shameclosing eyes, mewing plaintively and long, showing him her milk-white teeth.     Ses yeux clignotaient mi-clos de désir et de vergogne, et en filant son miaulement plaintif elle montrait ses dents couleur de lait.     Elle leva la tête, clignant ses yeux avides à demi fermés de honte et, avec de longs miaulements plaintifs lui montra ses dents blanc-lait.

Comments

The 2004 is better in most places. It's closer to the English text. One advantage of the 1929 translation can be seen in the translation of Mananaan's "seahorses" in episode 3. The 1929 translation correctly translates it as "étalons marins" (stallions of the sea) while the 2004 makes the mistake of translating it as "hippocampes", the cute, small, upright fish. That's the sort of mistake that the author would spot and fix.

That said, it's a minor mistake, and if the reader doesn't know who Mananaan is, then it doesn't make any difference.


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